Présentation du Shiatsu
 
 
Les origines
 
Le mot Shiatsu se décompose en deux syllabes : la première (shi) signifie doigt et la deuxième (atsu) veut dire pression. On pourrait donc traduire par digipression. Il est difficile, voire impossible de définir le début du Shiatsu, probablement plusieurs milliers d'années. C'est en effet un réflexe de se frotter pour estomper une douleur. Mais ce qu'on sait avec certitude, c'est que le mot Shiatsu n'apparaît qu'au début du XXème siècle.
 
 
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En fait le Shiatsu tire son origine de la médecine chinoise qui comporte la phytothérapie, la gymnastique, l'acupuncture, la moxibustion et le shiatsu.
 
Les mécanismes
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Pour comprendre les mécanismes du Shiatsu, il est important de mettre en place certains préalables. En médecine orientale, l'énergie (ki ou chi) circule le long de lignes appelées méridiens. Sur ces méridiens, il existe des points nommés tsubos (ce sont les points d'acupuncture). Ces points sont les endroits où se concentre l'énergie.
 
Les méridiens et les tsubos sont reliés aux organes internes et en sont l'expression à la surface de la peau. Par exemple, lorsqu'un organe est en dysfonctionnement, le méridien et le tsubo lui correspondant laisseront apparaître des signes d'avertissement. Ces signes pourront varier en fonction de la nature du désordre (si l'organe est en surcharge, les tsubos pourront être durs et douloureux, au contraire si l'organe manque d'énergie, le méridien et les tsubos correspondant seront mous et sensibles en profondeur). Si on considère les points situés le long de la colonne vertébrale, appelés points SHU, ces points correspondent à des terminaisons de nerfs (les ganglions sympathiques) reliés aux organes internes par l'intermédiaire du rachis et du cerveau. Lorsque l'on presse ce point, l'organe relié reçoit le même stimulus et inversement lorsque l'organe, pour une raison ou une autre (maladie, désordre) envoie un signal, le point situé sur la peau reçoit la même information. C'est ici que l'on voit l'importance du toucher du praticien : les doigts vont servir à la fois, à envoyer des informations, mais aussi à recevoir des réponses en retour.
 
Les pressions et relâchements vont servir à rétablir l'équilibre énergétique dans les méridiens et par là-même faire disparaître l'état maladif de l'organe. Il faut d'ailleurs préciser que, en médecine orientale, l'organe n'est pas considéré comme en occident où les fondements de la médecine se sont faits à partir de cadavres que l'on a disséqué ; en orient l'organe est considéré en tant que fonction : par exemple, le cœur représente la compassion et régit les émotions.
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Une partie de notre système nerveux fonctionne en dehors de notre volonté, c'est le système nerveux autonome qui s'occupe des fonctions réflexes de notre corps. C'est lui qui gère les réactions de notre corps aux stimuli externes. Il fonctionne de deux manières, soit il s'adapte, c'est la fonction parasympathique, soit il se ferme, et c'est la fonction orthosympathique. C'est cette deuxième fonction qui est responsable des blocages d'énergie et donc des maladies et des dysfonctionnements de notre organisme. Le système sympathique sert, en fait, à mettre en route les défenses de notre corps face aux agressions extérieures : par exemple, lorsque l'on enfile un vêtement, le premier contact est une défense, il arrive que l'on ressente des picotements. Puis le corps analyse le niveau de danger de l'élément extérieur, il décide d'accepter l'étranger et n'envoie plus de signaux, c'est le parasympathique qui fonctionne. C'est ainsi que l'on est obligé de constater une augmentation constante des maladies non classées et difficiles sinon impossible à soigner avec les moyens de la médecine traditionnelle occidentale.
 
Au départ, la médecine occidentale s'est orientée vers la lutte contre les microbes, mais on s'est rapidement rendu compte que ça ne suffisait pas. Nous avons vaincu la peste, la polio, la tuberculose et la grippe, mais pas la neurasthénie, car il n'existe pas de vaccin contre l'ennui et l'apathie.
 
Nous sommes de plus en plus confrontés aux stimuli extérieurs qui nous agressent à longueur de jour et même de nuit : les bruits, les vibrations, la lumière artificielle, les pollutions atmosphériques, etc.
 
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Et, comme le corps lutte contre les microbes, il lutte également contre les stress. Sa principale défense est le système nerveux sympathique qui lui permet de se fermer complètement en attendant de pouvoir trouver une solution d'adaptation.
 
On se rend compte que, quelle que soit l'agression, physique ou psychique, le corps va avoir une réaction de sauvegarde.
 
Mais notre système nerveux a ses limites, et il est parfois dérouté devant le nombre constamment croissant des agressions, des stimuli, et il finit par ne plus donner de réponse, ou des réponses erronées (douleurs diverses, mauvaise chimie du sang, absence de sensations ou sensations inconnues, picotements, bourdonnements d'oreille, tâches sur la peau, dermatoses).
 
Le Shiatsu, par son action de détente, vise à stimuler les défenses naturelles de l'organisme et à faire lâcher les tensions crées par le système nerveux autonome. Mais il ne faut pas oublier que la maladie est un signal d'alarme et qu'il ne faut pas ôter ce signal sans rééquilibrer l'ensemble du corps. L'idéal est de pratiquer le Shiatsu de manière préventive: aux inter-saisons, avant une période de surmenage, aux premiers symptômes de maladie. C'est ainsi qu'autrefois, en Chine, le médecin était rémunéré tant que son client était en bonne santé.
 
 
Les effets
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Les effets du Shiatsu se situent à deux niveaux : physique et psychique.
 
· Au niveau physique, les pressions vont permettre de détendre les muscles, ce qui aura pour effet de favoriser l'alignement vertébral, de faciliter l'irrigation sanguine et la ventilation pulmonaire, d'accroître la souplesse corporelle, donc d'augmenter la mobilité articulaire. De même le Shiatsu agit sur les mécanismes de sécrétion des hormones, ce qui, par exemple permet de régulariser le fonctionnement du métabolisme qui gère la prise ou la perte de poids.
 
· Au niveau psychique, il est certain que les bienfaits physiques auront une répercussion sur le mental. Très souvent, à la fin du Shiatsu, le Jusha ressent un état de bien-être et de calme intérieur indéfinissable, une sorte de calme "tonique", une meilleure sensation au niveau de la respiration et de la vue, une plus grande facilité d'adaptation à l'environnement. Il n'est pas rare que la personne qui a reçu un Shiatsu ressente encore des effets dans les jours qui suivent, et même, rêve de périodes enfouies depuis longtemps dans le subconscient, ce qui tend à la libérer de situations occultées, volontairement ou non.
 
On se rend compte que le rôle du Shiatsuki va devenir de plus en plus important, car les dysfonctionnements, et les désordres fonctionnels sont les maladies de notre siècle. Le corps a les moyens de se guérir et le Shiatsuki est le catalyseur de cette guérison.
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Le Shiatsuki a également un rôle éducatif. Il doit préparer l'avenir de son patient en lui donnant des conseils de vie afin de ne pas reproduire indéfiniment le problème rencontré.
 
le Shiatsu ne doit pas devenir l'aspirine du 21ième siècle, c'est à dire le remède miracle que l'on utilise à tout bout de champ, sans compléter son action par un travail en aval.
 
Ceci pourra passer par une forme d'auto-Shiatsu, le do-in .
 
Attention
 
Le shiatsu n'est pas un massage au sens des articles L 4321-1 et R 4321-3 du code de la santé publique.
C'est une technique japonaise qui ne contient pas de manipulations osthéopathiques ni chiropraxiques.